Washington accuse Huawei de fraude et d’espionnage

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Les relations entre les États-Unis et la Chine se tendent de plus en plus avec le dossier Huawei. Au moment où les négociations sont sur le point de rependre, l’inculpation d’une des dirigeantes de la firme chinoise au Canada pose problème. Le Premier ministre Liu He et le Président Trump prévoient de se rencontrer afin de clarifier les différentes positions et de trouver, peut-être, un dénouement à cette guerre commerciale.

Une assignation à résidence qui passe mal

L’assignation à résidence de la fille du fondateur de Huawei passe mal chez les autorités chinoises. Celle-ci avait été arrêtée au Canada et les États-Unis demandent son extradition. Cette dernière dispose d’un bracelet électronique et attend que la justice canadienne décide de son extradition, ou non.

Le chef du département de la justice américaine, en l’occurrence Matthew Whitaker, accuse directement Huawei d’espionnage à grande échelle, de fraude bancaire et de commerce avec l’Iran malgré les sanctions américaines contre l’État perse. Il accuse aussi à Huawei d’avoir volé la technologie T-Mobile USA, une filiale de l’opérateur allemand Deutsche Telekom. La technologie ciblée est « Tappy », un robot permettant de tester les smartphones en utilisant les doigts de l’homme sur les écrans.

L’Iran au cœur du conflit

Outre les soupçons d’espionnage, les États-Unis accusent aussi Huawei de vendre de la technologie américaine à l’Iran. Ce qui est une atteinte grave des termes de l’embargo que subit ce pays depuis le rétablissement des sanctions américaines. L’équipementier chinois aurait caché à ses banquiers qu’il contrôlait la société Skycom Tech Co, une structure basée en Iran afin de lui fournir des équipements basés sur une technologie américaine interdite à l’exportation. Huawei, notamment sa filiale américaine, est par ailleurs accusé d’avoir fait obstruction à la justice dans l’enquête qui a été menée. La firme dément avec force ces accusations.

Un enjeu mondial

Cette situation entre la Chine et les États-Unis sont d’ordre géopolitique. Ces derniers tentent de convaincre leurs alliés, notamment la France, l’Allemagne et la nouvelle Zélande de ne pas acheter d’équipements chez Huawei. Il faut dire que la firme chinoise fournit en équipements télécoms les 45 plus grandes sociétés de télécommunication dans le monde. Ce qui est une part non négligeable. En France, dans le cadre d’une adaptation législative sur les équipements technologiques, notamment avec Investiga France, c’est toute la chaine du renseignement et de l’espionnage industriel qui sera touchée. L’affaire Huawei est loin de connaitre son épilogue.

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